Regardons tout d’abord ensemble ce que veut dire le mot humiliation : action de se sentir abaissé, de s’abaisser ou d’abaisser quelqu’un d’autre outrageusement.
Les synonymes de ce mot sont : abaissement, honte, mortification, vexation, dégradation.

Comment se crée la blessure d’humiliation ?

Cette blessure commence à se faire sentir ou se réveille entre l’âge de un et trois ans.

La blessure d’humiliation est surtout rattachée au monde physique, celui du avoir et du faire. Elle s’éveille au moment du développement des fonctions du corps physique, période où un enfant normal apprend à manger seul, à être propre, à aller aux toilettes seul, à parler, à écouter et à comprendre ce que les adultes lui disent, etc.

L’éveil de la blessure se produit au moment où l’enfant sent qu’un de ses parents a honte de lui ou a peur d’avoir honte lorsqu’il est sale, quand il fait un dégât, surtout en public ou en famille, lorsqu’il est mal habillé, etc. Quelle que soit la circonstance qui amène l’enfant à se sentir abaissé, dégradé, comparé, mortifié ou honteux au niveau du physique, la blessure s’éveille et prend de l’ampleur.

Prenons l’exemple du bébé qui a joué avec son caca et en a mis partout dans sa couchette ou a fait une autre sorte de dégât dégoûtant. La blessure s’éveille lorsqu’il entend sa mère raconter ce qui s’est passé à son père en le traitant de « petit cochon ». Même lorsqu’il est très jeune, le bébé peut sentir le dégoût chez ses parents et se sentir humilié et honteux.

Le domaine de la sexualité apporte aussi son lot d’humiliation potentielle. Par exemple, lorsque maman surprend son petit garçon en train de se masturber et qu’elle s’exclame en disant : « Petit cochon, tu n’as pas honte ? On ne fait pas ça ! », l’enfant se sent mortifié, honteux et connaîtra plus tard des difficultés dans le domaine de la sexualité.

Si l’enfant surprend un de ses parents nu et qu’il sent ce parent mal à l’aise, car il cherche à se cacher, il apprend qu’on doit avoir honte de son corps. Cette blessure peut donc être vécue dans différents domaines selon ce qui s’est passé entre l’âge de un et trois ans.

L’enfant se sent abaissé s’il se sent très contrôlé par un parent, s’il trouve qu’il n’a pas la liberté d’agir ou de bouger comme il veut au niveau physique. Par exemple, un parent dispute et met en pénitence son enfant qui est allé jouer dans la boue avec ses vêtements propres juste avant l’arrivée des invités. Si les parents racontent l’incident aux invités devant l’enfant, l’humiliation deviendra encore plus forte. Ce comportement peut faire croire à l’enfant qu’il dégoûte ses parents.

Il se sent alors humilié et a honte de son propre comportement.

Par contre, il est fréquent d’entendre des personnes souffrant de cette blessure raconter toutes les choses interdites qu’elles ont accomplies étant jeunes et adolescentes. C’est comme si elles recherchaient des situations pour vivre de l’humiliation.

Contrairement aux quatre autres blessures, vécues avec un parent spécifique ou la personne qui a joué le rôle de ce parent, la blessure d’humiliation est le plus souvent vécue avec la mère. Elle est cependant vécue avec le père quand il exerce le contrôle et joue le rôle de mère en montrant à l’enfant comment être propre, etc. Il est possible également que la blessure d’humiliation soit reliée à la mère dans le domaine de la sexualité et de la propreté, et au père, dans le secteur de l’apprentissage, de l’écoute et de la parole. Dans ce cas, il y aurait donc lieu de régler avec les deux parents.

Elle consiste en quoi concrètement cette blessure d’humiliation ?

Eh bien elle signifie que consciemment ou non
… tu te mets systématiquement dans des situations
… qui vont te faire honte d’une façon ou d’une autre.
C’est un mécanisme de défense foireux qui peut être utilisé de différentes façons
… Tu t’auto-humilies en te portant le 1er coup
… souvent avec du cynisme et de l’autodérision
… que ton égo fait passer pour de l’humour
… alors qu’en réalité, tu te blesses avant que les autres n’aient le temps de le faire.
C’est une façon de te protéger en leur faisant passer le message :
« Pas besoin de me blesser, regardez, je m’en charge très bien tout seul ! »
Une façon d’éviter d’être surpris par les coups extérieurs,
… en donnant l’autorisation implicite aux autres de te traiter
… de la même façon que tu te traites,
… mais dans le timing que toi tu as défini.
Parce que ça fait moins mal de te prendre une claque
… quand on s’y attend que lorsqu’on ne s’y attend pas.
« tu veux me frapper ? Ok vas-y maintenant !
Regarde, je te facilite même la tâche…
… puisque je ne mérite que ça,
… puisque je ne connais que ça d’une certaine façon ».
Tu agresses les autres parce que d’une certaine façon
… toi aussi tu te sens menacé et agressé par tous ces regards,
… que tu perçois comme étant,
… lourds, intrusifs, oppressants.
Comme si le monde entier avait les yeux rivés sur toi
… et attendait que tu te plantes,
… que tu fasses une erreur,
… pour la pointer du doigt et te faire sentir que tu n’es pas à la hauteur,
… pas à la bonne place,
… pas comme il faut.
Comme s’ils attendaient le bon moment
… pour te faire ressentir de la honte,
… d’être juste toi-même,
… parfaitement imparfait.
Si tu y regardes de plus près et que tu évites de réagir,
… dans ces situations où tu te sens jugé et critiqué
… tu verras que la plupart du temps,
Les autres ne sont pas mal intentionnés.
Ils sont maladroits.
Ils ne comprennent pas et cherchent des compléments d’informations.
Ils veulent t’aider en te donnant une direction,
… qui te permettra d’être celui qu’ils voient en toi,
… La meilleure version de toi.
Alors ils se permettent des commentaires,
… des conseils, des avis … qui ne sont pas toujours adéquats
… sous la forme qu’ils emploient,
… parce que ta blessure est invisible pour eux,
… comme elle l’est pour toi-même probablement.
Et puis il y a tous ces actes manqués,
… tous ces comportements que tu adoptes,
… et qui te font systématiquement ressentir de la honte,
… quand tu te compares aux autres,
… ou quand ils te font remarquer,
… que tu n’es peut-être pas le plus respectueux,
envers toi ou envers les autres.
Pour te protéger, tu fais passer ça pour de la rébellion
… pour un caractère provocant ou indépendant,
… pour une preuve que tu as réussi à dépasser cette blessure,
… mais tout le monde voit, tout le monde sent,
… qu’il y a autre chose en dessous,
… que c’est juste une excuse.
… et qu’il n’y a que ton ego qui est persuadé
que ça ne se voit pas.

Comment agit la blessure d’humiliation sur le plan émotionnel ?

La liberté est très importante pour le masochiste. Être libre pour lui signifie qu’il n’a de compte à rendre à personne, qu’il n’est pas contrôlé par personne et qu’il fait ce qu’il veut quand il veut. Plus jeune, le masochiste ne s’est pas senti libre la plupart du temps, surtout avec ses parents. Ces derniers ont pu, par exemple, l’empêcher d’avoir les amis qu’il aurait voulu fréquenter, de pouvoir sortir à sa guise, etc. ou lui donner plusieurs tâches ou responsabilités à la maison, comme s’occuper des autres enfants.

Je dois préciser par contre qu’il est porté à se créer lui-même des obligations, plus souvent qu’autrement. Lorsqu’il s’estime libre et qu’il sent que personne ne lui met des bâtons dans les roues, il s’éclate, vit sa vie à fond : il n’a pas de limites. À ce moment, il tombe dans le trop dans plusieurs domaines de sa vie. Il mange trop, il achète trop de nourriture, il cuisine trop, il boit trop, il en fait trop, il veut trop aider, il travaille trop, il dépense trop, il trouve qu’il a trop de biens, il parle trop. Lorsqu’il adopte un de ces comportements, il a honte de lui-même, car il se sent humilié par les regards ou remarques des autres. C’est pourquoi il a très peur de se retrouver sans limites, car il est convaincu qu’il ferait des choses honteuses, que ce soit au plan sexuel ou social, au niveau des achats, des sorties, etc. De plus, il croit que s’il s’occupe surtout de lui, il ne sera plus utile aux autres. Cela vient réveiller l’humiliation vécue plus jeune lorsqu’il osait refuser de prendre les autres en charge.

C’est pourquoi il y a beaucoup d’énergie bloquée dans le corps du masochiste. S’il arrivait à se permettre, sans honte ou sans culpabilité, d’être libre comme il en a besoin, son corps amincirait, car il débloquerait son énergie. La plus grande peur du masochiste est donc la liberté. Il est convaincu qu’il ne saurait pas gérer le fait d’être libre à sa guise. Il s’arrange donc inconsciemment pour ne pas l’être et, la plupart du temps, c’est lui qui le décide. Il pense qu’en choisissant par lui-même, il ne sera pas contrôlé par les autres, mais ses décisions lui amènent souvent le résultat contraire, donc encore plus de contraintes et d’obligations.

En voulant s’occuper de tous ceux qu’il aime, il croit assurer sa liberté, car c’est lui qui contrôle mais, en réalité, il s’emprisonne.

Voici quelques exemples

• Monsieur se croit libre d’avoir autant de compagnes qu’il veut et se crée du même coup plein de problèmes reliés à la gestion de son temps pour parvenir à les voir toutes et à s’assurer que chacune d’elles ne connaisse pas l’existence des autres.
• Monsieur se sent en prison à la maison avec son épouse contrôlante. Il se trouve deux ou trois emplois supplémentaires le soir pour y échapper. Il se croit libre mais, en réalité, il n’a plus de liberté pour s’amuser et pour prendre du temps avec son enfant.
• Madame demeure seule et, pour être libre, achète sa propre maison. Elle n’a plus de temps libre pour elle, car elle se retrouve seule avec tous les travaux à faire. Ce que le masochiste fait pour se libérer dans un domaine l’emprisonne dans un autre. En plus, il se crée plein de situations dans son quotidien qui l’obligent à faire des choses qui ne répondent pas à ses besoins.

Comment agit la blessure sur le plan mental ?

La croyance mise en exergue par cette blessure est de croire en la souffrance, si je souffre, j’existe, si je suis malade, j’existe.

La personne croit qu’elle n’a pas sa place. En reconnaissant que l’on est important, on atténue cette blessure.

Elle croit qu’elle est responsable des autres et de leur souffrance. Elle arrive à se convaincre que tout ce qu’elle fait pour les autres lui procure du plaisir et elle croit avec ferveur qu’elle est dans l’écoute de ses besoins. Elle se prive ainsi de sa liberté d’Être.

Comment sublimer la blessure d’humiliation ?

Lorsque la blessure est rejouée : l’adulte porte en lui un sentiment perpétuel d’infériorité.

Lorsqu’elle est refoulée : il développera un complexe de supériorité qui cachera un immense vide.

Lorsqu’elle est sublimée : la personne sera le sauveur des personnes humiliées.

Tu sais que tu es entrain de guérir ta blessure d’humiliation quand tu as appris à dire NON

Tu es une personne aventurière, qui a de l’audace. Tu connaîs tes besoins ET tu les respectes. Cette capacité te permet de voir et de comprendre les besoins des autres et de les respecter. Tu peut les aider. Une fois la blessure découverte, tu conscientiseras cette notion de liberté et tu seras capable de l’appliquer à tous ! Tu pourras apporter ton aide de médiatrice puisque tu comprends les besoins, le respect et la liberté.

Grâce à cette blessure guérie, tu deviens une personne altruiste, bienveillante, médiatrices, un guide. Tu fonctionnes avec ton coeur et tu comprends que l’on t’aime pour ce que tu es. Tu inspires respect et humiliation.

Tu es une personne joviale, serviable, généreuse, tu mets les autres à l’aise. C’est un vrai bonheur/plaisir d’être en ta compagnie.

Comment apaiser la blessure d’humiliation ?

Bien sûr l’hypnose va aider à prendre conscience et à libérer l’inconscient des schémas répétitifs. Mais il y a aussi un travail personnel à faire de votre côté.
Tout d’abord reconnaître puis accepter notre blessure, c’est l’élément déclencheur pour mettre en marche la guérison. Et, il se peut que la vie s’en charge s’en qu’il y ait une notion de volonté de notre part.

La blessure d’humiliation est en train de guérir, ou est guérie si on se rend compte que nous agissons ainsi dans notre passé, lorsque nous prenons le temps de regarder nos besoins à nous en PREMIER et ensuite de dire oui aux autres. Prendre du recul ici, c’est se poser cette question, de quoi ai-je besoin ou envie ? Se faire plaisir avant l’autre, parce que la personne la plus importante dans notre vie c’est nous-m’aime ! Du coup, on en prend moins sur notre dos, et vous devinez quoi… On se sent plus libre. YESSS !

Donc, on arrête de se limiter. Et on va être capable de demander sans croire que nous dérangeons l’autre.

L’avantage de guérir de ces blessures est que nous devenons autonome. Plus de dépendance affective !

Si après avoir lu ce texte, tu t’ai reconnu ou si tu te sens prêt à prendre la responsabilité de ta vie et de tes émotions et que tu as besoin d’aide, tu peux me contacter pour prendre un rendez-vous.

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