La maltraitance est la seule blessure dont l’origine peut être autant physique que morale. Elle peut aussi ne pas toucher directement l’enfant, par exemple lorsqu’il existe des violences entre les parents que l’enfant va subir indirectement. Il peut ensuite reproduire le problème plus tard dans son couple, par modélisation.

Lorsqu’un enfant subit la maltraitance, ne pouvant trouver de l’aide auprès des personnes qui sont censées le protéger, il va se protéger en se dissociant : il va fuir, en esprit, sa réalité douloureuse, physique ou morale. Cette attitude fera de lui un adulte distant par rapport aux sentiments ou aux contacts humains. Il aura plus de mal que les autres à s’impliquer émotionnellement. S’il a été blessé physiquement, il sera plus résistant aux coups que la moyenne des autres personnes.

Cette résistance et cette distance cacheront alors un cœur extrêmement sensible et réactif, ce qui pourrait le pousser, par manque de maîtrise personnelle, à être maltraitant à son tour.

Culturellement, on nous a appris que certaines violences envers les enfants sont acceptables, gifles, fessées… Or, de nombreuses études ont prouvé le contraire. La violence enseigne aux enfants à résoudre leurs conflits par la violence. Ils ne gèrent pas de façon adéquate leurs explosions de colère, et résolvent leurs conflits familiaux par la loi du plus fort.

Ces séquelles et blessures émotionnelles de l’enfance sont portées à l’âge adulte et affectent la personne et son entourage, générant des époux et épouses auteurs de violences.

Des exemples de maltraitances émotionnelles

Sont qualifiées de maltraitances émotionnelles l’ensemble des violences psychologiques et verbales qui viennent induire inutilement une émotion de peur ou de honte chez l’enfant.

• Crier sur l’enfant, élever la voix
• Le menacer : si tu continues à mordre, je vais en parler à tes parents ce soir, je te préviens.
• L’humilier, le ridiculiser : Livio, arrête de cracher partout, c’est dégoûtant ! Puisque que tu te comportes comme un bébé, je vais te ramener chez les bébés.
• Le punir : comme tu n’arrives pas à rester calme, tu quittes la table et tu restes tout seul sur le tapis.
• Le mépriser, lui dire qu’il est un enfant méchant, nul, vilain, capricieux ou comédien.
• Accuser systématique le même enfant quand il y a un conflit.
• Se moquer de lui : par exemple, se moquer de ses pleurs.
• Lui couper la parole.

Si l’adulte rejoue la blessure : il se mettra en situation de victime et recherchera inconsciemment un persécuteur. Bien sûr, il s’en plaindra régulièrement mais ne fera rien pour que cela change et pourra même, à l’occasion, défendre son bourreau.

Si l’adulte refoule la blessure : il maltraitera son entourage proche. Il reproduira souvent les mêmes gestes ou les mêmes paroles que celles qu’il a apprises enfant. Il accusera ses victimes d’avoir fait « ce qu’il fallait » pour l’avoir provoqué et se déchargera ainsi de sa culpabilité sur eux.

Si l’adulte sublime la blessure : il s’épanouira dans des associations type enfants battus ou femmes battues. Il peut aussi devenir le défenseur des plus faibles : avocat, travailleur social, juge des affaires familiales, éducateur, traumatologue, chirurgien, défenseur de la cause animale, etc.

Comment soigner la blessure de maltraitance ?

Après un premier rendez-vous, nous échangeons ensemble sur les causes et conséquences de votre situation. Je vous proposerai par la suite une solution pour libérer votre inconscient.
Chacune des séances est accompagnée d’un exercice à faire pour ancrer la libération que vous aurez effectué.

OUI, JE VEUX GUÉRIR DE MA BLESSURE DE MALTRAITANCE

Comment dépasser la blessure de la maltraitance

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